Histoire · Portraits

Grandes figures

Fondateurs légendaires, reines et sultans, militantes, hommes politiques, écrivains et chercheurs : quelques personnalités qui ont marqué l'histoire de l'archipel.

Voir la photo en grand : Le sultan Saïd Ali ben Saïd Omar de Bambao entouré de notables de Ngazidja, avant 1916
Sur cette page 10 parties
  1. Mtswa Mwindza (tradition)
  2. Andriantsoly (mort en 1847)
  3. Djoumbé Fatima (vers 1836 – 1878)
  4. Salima Machamba (1874 – 1964)
  5. Abdallah III (mort en 1891)
  6. Saïd Ali ben Saïd Omar (mort en 1916)
  7. Saïd Mohamed Cheikh (1904 – 1970)
  8. Les militants de Mayotte
  9. Ahmed Abdallah et Ali Soilih
  10. Écrivains, chercheurs et artistes

Mtswa Mwindza (tradition)

Notable du Mbude, en Grande Comore, il aurait selon la tradition rapporté l'islam d'Arabie à Ntsaweni. Figure fondatrice plus légendaire qu'historique, il incarne l'ancienneté de l'islam dans l'archipel. Lire son histoire.

Andriantsoly (mort en 1847)

Andriantsoly, souverain de Mayotte qui céda l'île à la France en 1841
Andriantsoly, souverain de Mayotte qui céda l'île à la France en 1841

Ancien roi sakalava du Boina, chassé de Madagascar par les Merina, il devient sultan de Mayotte en 1832. Menacé par ses voisins, il cède l'île à la France par le traité du 25 avril 1841.

Djoumbé Fatima (vers 1836 – 1878)

Djoumbé Fatima, reine de Mohéli au XIXe siècle
Djoumbé Fatima, reine de Mohéli au XIXe siècle

Reine de Mohéli de 1842 à 1865 et de 1874 à 1878, fille du prince merina Ramanetaka, elle tente de préserver l'indépendance de son île au milieu des rivalités entre puissances européennes et Zanzibar. Elle reste l'une des figures féminines les plus célèbres de l'histoire comorienne.

Lire les récits : La reine-enfant de Mwali et Le voyage de la reine à Paris.

Salima Machamba (1874 – 1964)

Fille de Djoumbé Fatima et d'un officier français, dernière reine de Mohéli (1888 – 1909), elle règne sous protectorat, puis renonce à son trône et s'installe en France, où elle meurt en 1964.

Lire le récit : La dernière reine de Mwali.

Abdallah III (mort en 1891)

Sultan d'Anjouan, il signe en 1882 un traité qui interdit la traite et prévoit la libération des esclaves, puis accepte le protectorat français en 1886. Sa mort, en février 1891, déclenche la grande révolte des esclaves et des paysans d'Anjouan.

Saïd Ali ben Saïd Omar (mort en 1916)

Saïd Ali, dernier sultan de la Grande Comore
Saïd Ali, dernier sultan de la Grande Comore

Sultan de Bambao, il parvient à dominer toute la Grande Comore avec l'appui de la France. En échange, il accorde à Léon Humblot l'exploitation des terres (1885) et signe le traité de protectorat de 1886. Il est souvent présenté comme le dernier grand sultan de l'île.

Saïd Mohamed Cheikh (1904 – 1970)

Médecin, il se fait connaître en négociant la fin de la révolte du Nyumakele en 1940. Député à Paris après 1946, il préside le conseil de gouvernement de l'autonomie interne de 1962 à sa mort. Partisan d'une évolution progressive, il est considéré comme l'un des bâtisseurs des Comores modernes.

Les militants de Mayotte

Georges Nahouda organise en 1958 le congrès de Tsoundzou. Marcel Henry et Younoussa Bamana conduisent ensuite le Mouvement populaire mahorais. Zéna M'Déré et les « chatouilleuses » mènent des actions spectaculaires pour le maintien de Mayotte dans la France. Tous sont des figures de l'histoire mahoraise ; ils sont vus de façon très critique dans les autres îles.

Ahmed Abdallah et Ali Soilih

Ahmed Abdallah (1919 – 1989), originaire de Domoni, proclame l'indépendance le 6 juillet 1975, revient au pouvoir en 1978 et meurt assassiné en 1989. Ali Soilih (1937 – 1978) conduit de 1975 à 1978 une révolution qui bouscule les traditions ; il est tué après sa chute. Les deux hommes, et leur dépendance à l'égard du mercenaire Bob Denard, résument les contradictions des premières années de l'indépendance.

Écrivains, chercheurs et artistes

  • Damir Ben Ali, anthropologue et historien, fondateur du CNDRS et spécialiste de la tradition orale.
  • Mohamed Ahmed-Chamanga, linguiste, qui a recueilli et traduit de nombreux contes.
  • Mohamed Toihiri, auteur de La République des imberbes (1985), souvent présenté comme le premier roman comorien en français.
  • Salim Hatubou (1972 – 2015), conteur et écrivain, grand passeur des contes de l'archipel.
  • Ali Zamir, romancier, auteur d'Anguille sous roche (2016).
  • Nassur Attoumani, écrivain et dramaturge mahorais.
  • Maalesh, Nawal ou Salim Ali Amir, musiciens qui ont fait connaître les sonorités comoriennes au-delà de l'archipel.

Voir aussi Littérature & arts et Hale halele, contes et récits.

Principales références

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