
Mohéli · Aire protégée
Parc national de Mohéli
Îlots déserts, mangroves, herbiers et récifs : le premier parc marin des Comores est un modèle de conservation pilotée par les communautés.

Mwali · L'île nature
La plus petite et la plus sauvage des îles comoriennes. Forêts, mangroves, plages de ponte des tortues et souvenir de la reine Djoumbé Fatima : Mohéli est une réserve de biosphère à ciel ouvert.
On arrive à Mohéli comme on entre dans un jardin. L'île, peu peuplée et peu urbanisée, a gardé une grande partie de ses forêts et de ses mangroves. Son littoral sud est protégé au sein du parc national de Mohéli, premier parc marin du pays, et l'île entière est reconnue depuis 2020 comme réserve de biosphère par l'UNESCO. Son chef-lieu, Fomboni, a gardé des allures de gros village.
Mohéli
Allongée d'ouest en est sur une quarantaine de kilomètres, Mohéli est parcourue par une dorsale boisée culminant au Mzé Koukoulé (790 m). Plus ancienne que la Grande Comore, elle est entaillée de vallées et bordée de plaines littorales. Au sud, un chapelet d'îlots fait face au village de Nioumachoua, et des mangroves s'étendent dans les baies. Au sud-est, le cratère du lac Dziani Boundouni accueille de nombreux oiseaux d'eau.
Mohéli
Longtemps placée dans l'orbite d'Anjouan, Mohéli passe au XIXe siècle sous la domination d'un prince venu de Madagascar, Ramanetaka. Sa fille, la reine Djoumbé Fatima, règne au milieu des rivalités entre la France, la Grande-Bretagne et Zanzibar, et se rend jusqu'à Paris pour défendre son île. Mohéli passe sous protectorat français en 1886. En 2001, c'est à Fomboni qu'est signé l'accord qui donne naissance à l'Union des Comores.
Mohéli
On y parle le shimwali. La vie s'organise autour des villages de pêcheurs et d'agriculteurs, où les traditions de l'archipel (mariages, Maoulid, danses) se vivent de façon plus intime qu'à la Grande Comore. Les associations villageoises sont au cœur de la protection de la nature : ce sont elles qui forment les écoguides d'Itsamia et gèrent les zones de pêche du parc.
Mohéli
Mohéli est l'un des derniers refuges de la roussette de Livingstone, une chauve-souris géante, et abrite le lémur mongoz. Les plages d'Itsamia comptent parmi les plus importants sites de ponte de tortues vertes de l'océan Indien occidental, et les baleines à bosse fréquentent ses eaux de juillet à octobre.
Nos fiches détaillées sur les lieux incontournables.

Mohéli · Aire protégée
Îlots déserts, mangroves, herbiers et récifs : le premier parc marin des Comores est un modèle de conservation pilotée par les communautés.

Mohéli · Faune
Chaque nuit, des tortues vertes viennent pondre sur les plages d'Itsamia. Un spectacle rare, encadré par les écoguides du village.

Mohéli · Randonnée
Sous la canopée de Mohéli vivent des espèces que l'on ne voit nulle part ailleurs. Randonnée vers un lac de cratère, à la rencontre des roussettes géantes.
Îlots déserts, plages de ponte des tortues, forêts des roussettes et baleines du parc marin : Mohéli, l'île nature, et ses adresses secrètes.

Face à Nioumachoua, côte sud
Une poignée d'îlots inhabités cernés de récifs : pique-nique, baignade et plongée avec masque au cœur du parc national. Sur l'un d'eux, des ruines rappellent l'ancien isolement des malades de la lèpre : Ouénéfou, l'îlot des lépreux.
Bon plan : Les sorties se réservent au village, auprès des piroguiers et des guides du parc.
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Sud-est de l'île
Les tortues vertes viennent pondre en grand nombre sur les plages d'Itsamia. Fondée par les villageois en 1991, l'association ADSEI protège les sites de ponte et accueille les visiteurs dans ses bungalows communautaires, avec des guides du village.
Bon plan : Ni lampe blanche ni flash près des tortues : suivez les consignes des guides.
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Sud-est de l'île
Un ancien cratère aux eaux soufrées, sans poisson, auquel on prête des vertus de guérison ; il est classé site Ramsar. Lire la légende : Le lac Boundouni, l'eau qui soigne.
Bon plan : On y parle doucement : c'est un lieu respecté.
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Sud de l'île
Les forêts des hauteurs de Ouallah abritent la roussette de Livingstone, l'une des plus grandes chauves-souris du monde. Une marche d'une demi-heure mène aussi à la cascade de Ouallah 2.
Bon plan : Partez avec un guide du village : il connaît les arbres où dorment les roussettes.

Côte nord-ouest
Un village accueillant et, non loin, la plage de Kavé Hoani : sable blanc et grand calme, appréciée pour le bivouac.
Bon plan : Demandez l'accord du village avant de planter la tente.
Ouest de l'île
Une région paisible, aux plages propices au bivouac, loin de toute agitation.
La plus petite île de l'Union a fait de la protection de la nature une affaire collective : parc national cogéré avec les villages, associations d'écotourisme et notables écoutés.