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Un laboratoire de l'évolution
Les Comores n'ont jamais été reliées à un continent. Toutes les espèces terrestres qui y vivent sont arrivées par la mer ou par les airs, portées par les vents, les courants ou des radeaux de végétation. Isolées, certaines ont évolué jusqu'à former des espèces endémiques, parfois propres à une seule île : oiseaux, reptiles, papillons, plantes.
Les mammifères emblématiques
- Roussette de Livingstone : chauve-souris frugivore géante, endémique d'Anjouan et de Mohéli, classée en danger critique.
- Autres roussettes : une espèce plus petite et plus répandue survole les quatre îles au crépuscule.
- Lémur mongoz : présent à Anjouan et à Mohéli, ainsi qu'à Madagascar.
- Maki de Mayotte : lémurien brun, symbole de l'île, probablement introduit il y a plusieurs siècles.
Les oiseaux
Chaque île possède ses propres espèces ou sous-espèces d'oiseaux : drongos, souïmangas, lunettes, petits-ducs… Le petit-duc du Karthala ne vit que dans les forêts d'altitude du volcan, et le petit-duc d'Anjouan, longtemps cru disparu, a été redécouvert à la fin du XXe siècle. Ces oiseaux discrets dépendent entièrement de la survie des forêts.
Forêts, mangroves et plantes à parfum
Les forêts humides d'altitude, riches en fougères arborescentes, mousses et orchidées, ne subsistent plus que sur les sommets. En bord de mer, les mangroves abritent les jeunes poissons. Les hommes ont introduit des plantes devenues emblématiques : ylang-ylang, vanillier, giroflier, cocotier, manguier, baobab.
Menaces et protection
La croissance démographique, la déforestation et l'érosion des sols menacent les forêts et les sources d'eau, en particulier à Anjouan. Plusieurs parcs nationaux ont été créés dans l'Union des Comores (Karthala, mont Ntingui, Mohéli, Shisiwani, Cœlacanthe) et Mayotte compte une réserve naturelle nationale des forêts. L'île de Mohéli est réserve de biosphère de l'UNESCO depuis 2020.
