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De l'oral à l'écrit
La littérature comorienne est d'abord orale : contes, poèmes chantés, épopées villageoises et proverbes. Des manuscrits en comorien et en arabe, écrits en caractères arabes, conservent aussi poèmes religieux et chroniques. La littérature écrite en français se développe à partir des années 1980.
Quelques écrivains
- Mohamed Toihiri : La République des Imberbes (1985), satire politique considérée comme le premier roman comorien en français.
- Salim Hatubou : conteur et auteur prolifique, passeur du patrimoine oral de l'archipel.
- Ali Zamir : Anguille sous roche (2016), roman d'une seule phrase salué par la critique.
- Nassur Attoumani : romancier et dramaturge mahorais.
- Soeuf Elbadawi : poète, dramaturge et artiste.
Musique d'aujourd'hui
Des artistes comme Maalesh, Nawal ou Salim Ali Amir ont fait connaître la musique comorienne au-delà de l'archipel, en mêlant twarab, rythmes traditionnels, folk et musiques du monde. Le rap, le reggae et les musiques électroniques en comorien sont aujourd'hui très populaires auprès des jeunes, dans l'archipel comme dans la diaspora.
Arts visuels, cinéma et patrimoine
Peintres, photographes et cinéastes explorent les thèmes de l'insularité, de l'exil et de la mémoire. Des institutions comme le Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS) à Moroni ou le musée de Mayotte à Dzaoudzi conservent et présentent le patrimoine de l'archipel.
